Love et autres drogues

30 janvier 2011
By Catherine

Ce que nous demandons au cinéma, c’est ce que l’amour et la vie nous refusent, c’est le mystère, c’est le miracle.  Robert Desnos

Si vous cherchez une comédie romantique avec quelques scènes réalistes mais soft de sexe entre deux belles personnes : allez voir Love et autres drogues.

Vous suivrez les aventures d’Anne Hathaway dans le rôle de la superbe parkinsonienne, Jake Gyllenhaal dans celui du trentenaire perdu mais qui se (re)trouve quand il croise enfin la femme, celle qui le conduira sur la voie des bonnes interrogations, un duo accompagné de personnages colorés (un geek addict au porno, des médecins célibataires endurcis addicts au sexe facile) sur fond de débauche médicamenteuse d’une société instrumentalisant les thérapies pour satisfaire son besoin de performances sexuelles.

Le monde des visiteurs médicaux est dépeint avec autant de satyre que celui des geeks voire no-lifes qui passent à côté de l’essentiel : regarder l’autre et passer du temps avec pour vivre les plus jolies choses et surmonter les plus difficiles.

L’argument du film est simple : L’histoire se déroule à New York dans les années 90. Jamie est un jeune commercial terriblement séduisant faisant craquer toutes les femmes des plus gamines aux plus fripées :) Licencié pour sa trop grande capacité à séduire c’est pourtant cette dernière qui lui fera gagner ses galons dans la fascinante industrie pharmaceutique où il vendra autant d’antidépresseurs que de dopants sexuels. Au cours d’une consultation Maggie croise le chemin de Jamie qui lui ment… mauvais début dirons-nous… Pourtant ces deux là semblent faits l’un pour l’autre. Aucun ne veut de véritable engagement!

Elle lui résiste, il insiste. Elle le consomme comme il le faisant auparavant avec d’autres. Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis.. Et voilà le tombeur sous le charme. C’est là que les choses se compliquent, Maggie est atteinte d’une maladie dégénérative qui en ferait fuir plus d’un! Le temps fera l’attachement, la dépendance à l’autre (et aux médicaments) fera la complexité de la relation. Qui aura raison de qui ou de quoi?
Ne cherchez pas de grandes tirades philosophiques même si le film, léger en apparence, pose des questions vieilles comme le monde de ce que nous devons concéder dans une relation amoureuse. Car être avec l’autre est et restera toujours complexe, il faut savoir concilier. La victoire arrive quand le dialogue s’installe pour se dire des vraies choses, pour se dévoiler.

La fin est à l’américaine. On aurait pu attendre du réalisateur de Blood Diamond (Edward Zwick) qu’il se mette au service d’un scénario plus intense et corsé mais nous sommes bien dans une comédie romantique outre atlantique, il faut le voir comme cela et on en a pour notre argent ;)

A voir pour un joli moment avec des personnes que vous aimez, vous détendre et vous demander si vous faites bien la part entre la relation amoureuse et celle de dépendance.

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